Exploitation pédagogique en arts plastiques : consignes

Cette exposition de sculpture sur bois en taille directe, est l’occasion d’aborder les formes diverses en 3 dimensions que nous offrent les artistes du 20ème siècle., et de réfléchir au graphisme.

Ainsi, les 6èmes ont pratiqué le modelage à partir d’une boule de glaise qui devient une tête à force de déformations. Pas d’enlèvement de matière, pas d’ajout, seule la plasticité du matériau est mise en œuvre.

Ils ont aussi observé les arbres, découvert leur silhouette et l’ont dessinée au fusain ou évoquée avec de vrais branches. Ils ont travaillé la matière sciure pour suggérer l’écorce, peinte en couleurs tertiaires. Ils ont créé des personnages en fil de fer (travail sur la motricité fine) pour habiter la forêt qui devient " installation " collective, ou chacun a pris sa part de plaisir et d’invention.

 

Les élèves de 5ème ont gravé dans un matériau relativement souple : le lino, qui permet le tirage d’estampes ( numérotées et signées, comme chez les artistes ! !). Chacun s’est inventé un alphabet qui lui a permis de calligraphier son nom d’une manière inattendue, et d’écrire un poème que les plus curieux essaieront de " lire " en recherchant les indices qui en permettent le déchiffrement. Car, celui-ci est possible.

Pendant les vacances de Noël, ils ont eu à créer chez eux une sculpture d’assemblage de rebuts , ou une construction. Des parents ont aidé, c’est bien. Ainsi ils participent activement à la scolarité de leur enfant et ils font ce que l’école ne peut pas faire, par exemple de la soudure !

 

Les 4èmes ont créé leur " sceau " à partir de leurs initiales. Celles-ci ont évidemment disparu dans la recherche plastique des lettres qui s’enchevêtrent, s’emboîtent, se retournent, s’enlacent, s’enchaînent dans une forme arrondie. Gravées en " bas-relief " ou en " haut-relief " suivant la puissance de frappe, ou l’énergie, ou le courage, ou l’audace de chacun, elles devaient obéir à une contrainte : l’équilibre entre le fond et la forme qui devaient apparaître en contraste clair-obscur. Cette même recherche devait être précisée sur papier, à l’encre de chine et traitée par le graphisme susceptible de rendre la matière.

 

Les 3èmes ont crée un volume en carton en associant une forme carrée et une forme circulaire en jouant avec les pleins et les vides. Aucune surface de matière ne pouvait être enlevée. Il s’agissait donc de plier, d’enrouler, d’ouvrir et d’emboîter ou d’accoler. Contrainte supplémentaire : le volume obtenu devait être traversant.